Eglise de Dissangis

De Parvis de Bourgogne
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Église Saint-Martin
de Dissangis
Dissangis1.JPG
Présentation
Paroisse Paroisse::Paroisses de Notre-Dame de Montréal
Ville Ville::Dissangis
Visitée le Etude::Journée d'étude du 16 novembre 2013
Architecture
Type d'édifice Type édifice::église
Début de la construction Début ::fin XVe / début XVIe siècle
Fin des travaux Fin ::XVIe siècle
Style(s) dominant(s) Style ::gothique flamboyant
Commentaires Commentaires ::
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Eglise ouverte pour les : Journées du patrimoine 2014.

Présentation

L'église de Dissangis est dédiée à saint_patron::saint Martin, fêté le 11 novembre.

Dissangis était avant 1789 du diocèse d'Autun, archiprêtré d’Avallon, de la province de l'Île de France et de l'élection de Vézelay.

Historique

Le finage de Dissangis est rattaché à la seigneurie de Coutarnoux, qui dépend des abbés de Saint-Germain d'Auxerre depuis l'époque carolingienne. Il fait partie de la terre de L'Isle-sous-Montréal (charte de Jehan de Châlons sur la forêt d'Hervaux en 1319<ref>Mémoire sur la terre de l'Isle-sous-Montréal - p39</ref>). D'après Victor Petit : « Dissangis était, à l'époque féodale, un petit fief possédé par des seigneurs qui en ont porté le nom ; plus tard ce domaine fut incorporé à la terre de l'Isle. » <ref>voir en ligne</ref>.

En 1188, le pape Clément III reconnait les privilèges de l'abbaye Saint-Germain d'Auxerre et cite les biens qui en dépendent, en particulier l'église de Dissangis (église de Disengiaco - Cartulaire général de l'Yonne<ref>voir en ligne</ref>).

En 1224, maître Martin de Montréal est présenté à la cure de Dissangis par l'abbé de Saint-Germain et investi par l'évêque d'Autun<ref> Guido, miseratione divina Eduensis electus, dilecto in Christo R. abbati Sancti Germani Autissiodorensis, salutem et amorem. Significamus vobis quod ad presentationem vestram investivimus magistrum Martinum de Monteregali de cura eeclesiae de Disengiaco. Actum anno gratiae M0 CC° XX» llll". Bibl. nat. Coll. Bourg, t. LXIX, fol. 42, v». voir en ligne</ref>.

Les hameaux de Rochefort et de Coutarnoux font partie de la paroisse de Dissangis.

Au début du XVI° siècle, Coutarnoux, à l'abri derrière ses murailles, est plus peuplé et plus florissant que Dissangis. Vers 1522, les habitants de Coutarnoux obtiennent l'autorisation d'édifier une chapelle, annexe de l'église de Dissangis. Ils passent un accord avec le curé de Dissangis pour que lui et ses successeurs viennent desservir la chapelle de Coutarnoux, moyennant une rente annuelle et un logement. Ce sera la cause de dissensions entre les habitants de Dissangis et ceux de Coutarnoux, et l'occasion d'interminables procès. Dès 1603, le curé de Dissangis critique l'accord, mais il est contraint de s'y plier. En 1646, l'accord est cassé par le Parlement de Paris et l'église de Dissangis retrouve les paroissiens de Coutarnoux. Il faut attendre 1698 pour que Coutarnoux obtienne un vicaire attaché à sa chapelle, une fabrique autonome et le droit d'enterrer ses morts autour et dans sa chapelle. C'est pour la paroisse de Dissangis la perte d'un grand nombre de paroissiens mais également de sources de revenus.

En 1697, l'église est dotée d'une nouvelle cloche, nommée Saint-Louis.

En 1776, un nouveau maître autel et un nouveau tabernacle en l’honneur de Saint Martin sont érigés et la bénédiction solennelle a lieu le jour de la fête patronale.

En 1781, Me Louis Gros devient curé de Dissangis. Mais il refuse de prêter serment à la constitution civile du clergé, et il est remplacé le 5 juin 1791 par Me Beau, vicaire desservant Talcy et Blacy<ref>voir en ligne</ref>.

Le 7 ventôse an XI (décembre 1802) : la couverture du clocher est renouvelée (l'ancienne était semble-t-il bois). Il faut trouver un presbytère, à acheter ou à louer, l'ancien ayant été vendu comme bien national. Pour cela les seuls fonds à disposition de la commune peuvent venir de la location de terrains communaux voués jusque-là à la vaine-pâture.

En 1830, on entreprend des travaux de restauration à l'église.

En 1839, on construit un nouveau presbytère.

Le 11 mai 1860, la foudre frappe l'église brise des vitraux et arrache une partie de la couverture. Il faut attendre plusieurs mois pour qu'un devis soit établi et que les travaux mettent l'église hors d'eau.

En 1869, on pose une 2ème cloche, nommée Gaspard Eugénie, en remplacement d'une des cloches qui furent enlevées en 1793.

1884 et 1896 : pose de vitraux

En 1897, on installe une horloge.

En 1929, le cimetière est déplacé vers l'extérieur du village.

En 1932, des travaux de couverture sont exécutés par un entrepreneur de Semur.

Architecture

Extérieur

L'église est bâtie sur un plan rectangulaire de 26m25 de longueur et de 7 m de largeur au niveau de la nef. La hauteur de la voûte est de 8m80 au dessus de la nef et de 7 mètres au dessus du choeur.

Le bâtiment présente 4 volumes : le porche, la première travée, l'imposante tour-clocher surmontée d'une toiture effilée, le chœur à chevet plat. Elle paraît ramassée, comme écrasée par la masse de son clocher.

Le mur pignon au dessus du porche ne présente qu'un oculus aveugle.

Sur le premier contrefort de droite, on peut voir une niche surmontée d'une coquille saint-jacques.

Une élégante tourelle monte le long du clocher, mais s’interrompt brutalement sous une toiture plate. Les murs de la nef et du choeur sont percés de sept baies ogivales avec meneau. On observe que les remplages sont de facture récente (détruits au XVIII° pour poser des boiseries et vitres, puis reconstitués au XIX°). L'étage de la tour est percé de quatre baies de même dessin, qui ont perdu leur meneau, et dont la partie basse est partiellement obturée par des murets.

On observe au nord deux contreforts accolés, l'un pour le choeur et l'autre pour le clocher, dont les moulures sont très différentes. Le contrefort à la gauche du choeur, d'une longueur inhabituelle, est percé d'une ouverture en plein-cintre qui permet à un sentier de longer l'église.

Porche

On accède à l'église par un porche couvert, assez fréquent dans la région (cf. Vignes, Ste Magnance, Civry, Provency). De part et d'autre de la porte en plein cintre s'ouvrent 2 petites baies, également en plein-cintre, soutenues par deux colonnes jumelles.

Le portail est de style Renaissance, à pilastres ornés de caissons alternant cercles et losanges, sans fronton.

Intérieur

L'église possède une nef unique à deux travées voutées en croisée d'ogives avec liernes, séparée par un arc doubleau large. La voute de la seconde travée, sous la tour-clocher basse et massive, présente une clef de voute annulaire, pour le passage des cloches. Une porte donne accès à l'escalier en colimaçon du clocher.

Les arcs des voutes, bien sculptés, se prolongent sans chapiteaux le long des colonnes qui reposent sur d'imposantes bases prismatiques.

On observe deux chapelles latérales. Celle de droite possède une piscine liturgique surmontée d'un linteau avec arc en accolade. On distingue une peinture murale très dégradée, représentant saint Martin et saint Nicolas, avec les donateurs à genoux (d'après Max Quantin<ref>voir en ligne</ref>).

Le chœur à chevet plat est plus bas que la nef, avec une voute en croisée d'ogive simple. Les arcs reposent sur des culots sculptés, dont celui de gauche semble représenter un visage. La porte menant à la sacristie et la piscine liturgique présente une moulure et un linteau avec arc en accolade identiques à ceux de la chapelle de droite, mais dont la sculpture paraît plus récente.

La baie à meneau du chevet possède un vitrail représentant saint Martin, patron de l'église, et saint Maur, disciple de St Benoit. Est-ce en rapport avec la famille des Sainte-Maure d'Origny, qui étaient paroissiens de Dissangis ?

Le raccordement entre la nef et le chœur (idem à l'extérieur) laisse à penser que le choeur et la nef/clocher ne seraient pas contemporains.

Annexes

Changement des croisées

Il a plus de 90 ans (donc avant 1770), des fenêtres de bois ("de la forme de celle des maisons ordinaires") ont remplacé les vitraux au plomb.

  • 16 mars 1857 : le conseil de fabrique écrit au préfet pour contester 3 points du devis de restauration de l'église dressé par Edme Tircuit (dont la réparation des fenêtres)
  • le 3 janvier 1858, le conseil de fabrique demande le remplacement de 5 fenêtres et non leur réparation
  • le 21 janvier 1858, rapport d'Edme Tircuit qui propose de réparer les croisées en bois dormantes, plutôt que d'établir "une garniture de meneaux en pierre de taille et un vitrage monté dans des mailles de plomb"
  • le 3 février 1858, le sous-préfet donne raison au maire, contre le conseil de fabrique
  • le 20 octobre 1859, certificat d'un menuisier sur l'état des 5 croisées
  • le 9 juin 1869 (??), le député répond à la lettre du curé sur l'état des vitres et fenêtres

Sinistre de 1860

  • Le 11 mai 1860, la foudre frappe l'église. Une visite officielle d'un architecte intervient le 14 mai.
  • Le 14 septembre 1860, le conseil de fabrique écrit au sous-préfet pour s'inquiéter de la situation.
  • Le 21 septembre 1860, le maire de Dissangis informe le sous-préfet qu'il attend le devis de réparation de l'architecte Edme Tircuit.
  • Le 2 octobre 1860, réunion du conseil municipal pour approuver le devis
  • Le 1er octobre 1861, Edme Tircuit procède à la visite des travaux de restauration de l'église.

Cloches

Cloche de 1697
  • Le parrain en était François Ravaut, seigneur de Rochefort, et la marraine, Marie Poiard, épouse de Jean Olive.
26 octobre 1697. Bénédiction d'une cloche qui a été nommée du nom de Saint Louis par Messire de Mailly, marquis de Nesle, 
seigneur de l'Isle et des dépendances et Dame (Louise) Jeanne de Mouchy, marquise de Mailly et de Nesle.

BMS 1642-1680 et BMS 1680-1781

IESVS MARIA ST MARTIN PATRONT DE L'ESGLISE DISSANGY M LOVIS PINARD PRESTRE CVRE DE LA PAROISE 
IE POVR PARAIN M FRANÇOIS RAVAVT SIEVR DE/ROCHEFORT ET POVR MARAINE MARIE POIARD ESPOUSE DE IEAN OLIVE P HABITANT 
CLAVDE OLIVE ET LASARE NOLOT FABRICIEN DE LA DICTE ESGLISES 1697 
inscription concernant l'auteur (partie inférieure de la cloche) : GASPARD LADVOCAT ET ROBERT DANNEVILLE MON FAIT
  • Cette cloche est inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques (1942/07/11 : classé au titre objet - N° référence PM89000490).
  • matériaux : bronze : fondu
  • description : Battant mobile en fer ; cloche à 6 anses
  • dimensions : h = 105 ; diamètre = 140
  • iconographie : symbole christique (La Croix) ; ornementation (feuillage)
  • précision état : Bordure inférieure très ébréchée
  • Base Mistral
Cloche de 1869
  • livrée le 7 juillet 1869 par Richebourg-Petifourt, fondeur de cloche à Arbot, canton d'Auberive, Haute-Marne
  • d'un poids de 765 kg, diamètre à la base de 1m08
  • Petifourt Paul (fondeur de cloches) ; Richebourg Abel (fondeur de cloches) - Base Palissy
Louange à dieu honneur à la vierge immaculée, à saint Martin et à saint Maur ; 
l'an 1869 André Louis Marie Candras étant Curé de la paroisse,
Augustin Rougeot président de la fabrique et Jean Genet trésorier. 
J'ai été bénite et consacrée par l'onction du saint crême.
Monsieur Gaspard Garnier receveur en retraite des contributions indirectes fut mon parrain, 
Mademoiselle Eugénie Rétif de Rochefort ma marraine 
ils me nommèrent Gaspard Eugénie, je remplace une des cloches qui furent enlevées en 1793. 
J'ai été votée les 10 Mai et 1er Novembre 1868 par M.M. Frédéric Boulmier, Pierre Gallois, 
Jean Marie Gallois, Lasare Riotte, Jean-Louis Naulot, Adjoint et 
François Millot Président du conseil et Maire de la Commune de Dissangis.<ref>Document de Mme Dondaine</ref>

Plates-tombes

Georges de Boursault
ICY GIST DEFFVNCT GEORGE DE BOVRSAVLT EN SON VIVANT ESCUYER SEIGNEUR DE ROCHEFORT LEQUEL TRESPASSA LE VIIIe JOUR DE NOVEMBRE L AN 1612 

(d'après Victor Petit<ref>http://books.google.fr/books?id=Oz0DAAAAYAAJ&pg=PA159&dq=dissangis&hl=fr&sa=X&ei=UOtEUcbkDvGg7Abk9IGABg&ved=0CDUQ6AEwAQ#v=onepage&q=dissangis&f=false</ref>).

Plan d'accès

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Galerie photos

Sources

<references />