Eglise de Coutarnoux

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Église Saint-Martin
de Coutarnoux
Coutarnoux 1.jpg
Présentation
Paroisse Paroisse::Notre Dame de Montréal
Ville Ville::Coutarnoux
Visitée le Etude::Journée d'étude du 10 novembre 2012
Architecture
Type d'édifice Type édifice::église
Début de la construction Début ::XVI° siècle
Fin des travaux Fin ::XIX° siècle
Style(s) dominant(s) Style ::Gothique, néo-Gothique
Commentaires Commentaires ::
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Eglise ouverte pour les : Journées du patrimoine 2013.

Présentation

L'église de Coutarnoux est dédiée à saint_patron::saint Martin, fêté le 11 novembre.

Construite à la Renaissance dans un style gothique flamboyant, l'église est fortement remaniée au XIXème siècle. Mais le choix par les maîtres d'ouvrage du style néo-gothique, à la mode à l'époque, en fait un édifice à l'architecture homogène.

Son plus bel ornement est sans conteste la chapelle des Goix, édifiée par une famille de notable dès la première moitié du XVIème siècle. Elle abrite depuis quelques années cinq statues de pierre, vestiges de la monumentale Croix des Goix détruite à la Révolution.

Historique

Un simple hameau

Coutarnoux n’est devenue commune et paroisse qu’à la Révolution.

En 735, la terre de Coutarnoux appartient à l'abbaye Saint-Germain d'Auxerre. Un prieur et plusieurs moines, établis dans un prieuré dont les ruines sont encore visibles, représentent l'abbé et administrent la région. Ce n’est qu’en 1741 que le domaine est mis en vente et qu’il passe successivement entre les mains de la princesse de Nassau, des Berthier de Sauvigny, puis des Sainte-Maure, seigneurs d'Origny.

Sous l’ancien régime, Coutarnoux est rattaché sur le plan religieux à la paroisse de Dissangis, distante de 2 kilomètres. C’est à l’église de Dissangis que les villageois doivent se rendre pour assister à la messe, se marier ou faire baptiser leurs enfants. C’est dans le cimetière de Dissangis qu’ils doivent enterrer leurs morts.

Cette situation mécontente les arnulphiens, comme se nomment les habitants de Coutarnoux. Et cela d’autant plus que le village a prospéré au XVIe siècle, que sa population a augmenté à l’abri derrière son mur d’enceinte et ses tours, dépassant largement celle de Dissangis, et que des familles aisées ont fait bâtir de belles demeures, comme en témoigne la Maison des Goix.

Une annexe de Dissangis

En 1542, une délégation présente sa requête à l’évêque d’Autun, diocèse dont dépend Coutarnoux. Elle obtient l’autorisation de construire une chapelle et des fonds baptismaux. Les habitants passent alors une transaction avec le curé de Dissangis, afin que lui et ses successeurs desservent la nouvelle chapelle, moyennant un logement et une rente annuelle.

Les bâtisseurs sont la famille des Goix, procureurs royaux de l’Isle-sur-Serein, qui font bâtir la chapelle latérale, les Sainte-Maure d’Origny qui financent le chœur, et les villageois qui construisent la nef et le clocher.

L’édifice religieux n’étant qu’une annexe de l’église de Dissangis, il doit en partager le saint patron. Il est donc placé sous le vocable de saint Martin. En 1603, le curé de Dissangis critique l’accord passé, affirmant qu’il ne peut desservir à la fois Dissangis et Coutarnoux. Il est soutenu en cela par les habitants de Dissangis, qui doivent désormais supporter seuls les frais d’entretien de leur église. Il porte l’affaire devant le tribunal d’Avallon puis après de l’évêque d’Autun, mais en vain.

Pourtant en 1642, la visite de l’archidiacre représentant l’évêque d’Autun ranime l’opposition entre les paroissiens de Coutarnoux et ceux de Dissangis, en faveur de qui évolue la situation. Un arrêt du tribunal de Lormes leur donne raison, confirmé en 1646 par l’arrêt rendu en la grande chambre du Parlement de Paris. Un ultime appel des habitants de Coutarnoux est rejeté, et ils sont contraints, bon gré mal gré, de retrouver le chemin de l’église de Dissangis.

La chapelle vicariale

Enfin, un accord est trouvé en 1698, sous le patronage d’un chanoine de la collégiale Saint-Lazare d’Avallon et du curé d’Avallon. Coutarnoux bénéficie désormais d’un vicaire, prêtre dépendant du curé de Dissangis mais résidant à Coutarnoux. Les biens de l’église sont gérés par une fabrique indépendante de celle de Dissangis. Un cimetière consacré est aménagé autour de l’église, tandis que les familles aisées peuvent faire enterrer leurs morts dans l’église, notamment dans la chapelle latérale pour les Goix et dans le chœur pour les Sainte-Maure d’Origny.

Le siècle des transformations

En 1802, Coutarnoux devient une paroisse à part entière, désormais rattachée au diocèse de Sens-Auxerre, et son vicaire prend le titre de curé. Le XIXe siècle voit d’importants travaux transformer l’église.

En 1827, la nef est en partie reconstruite. Une voûte en pierre est édifiée, sur la base des murs existants qu’on doit renforcer par des contreforts. Elle vient remplacer le "plancher de bois, soutenu par des poutres transversales". De nouvelles baies en plein-cintre sont ouvertes.

En 1839, le clocher est rehaussé et surmonté d’une flèche élancée, recouverte d’ardoises. La sacristie est reconstruite en 1871.

En 1884, les vitraux de verre blanc sont remplacés par des vitraux colorés représentant des saints. En 1892, un don important permet la pose de nervures en plâtre et briques, sous la voûte de la nef afin de l’harmoniser avec la voûte de la chapelle des Goix. Ces dernières années, des travaux de restauration ont été menés : rénovation de la sacristie, mise en place d’un chauffage, réfection de la toiture ainsi que des crépis intérieurs et extérieurs.

Architecture

L'église est à plan rectangulaire, avec une nef unique à quatre travées. A la droite du chœur s'ouvre la chapelle des Goix.

La chapelle des Goix, datée de la première moitié du XVIe siècle, est séparée de la nef par un arc doubleau longitudinal brisé. La voûte s'appuie sur les deux colonnes de l'arc doubleau et sur deux colonnes engagées aux trois-quarts. Les colonnes reposent sur des bases de style gothique XVe siècle et n'ont pas de tête de chapiteau. Les trois arcs formerets et les ogives sont donc dans la continuité des colonnes. Quatre liernes partent des clefs des formerets et du doubleau, pour se rencontrer sur la clef de voûte. Les deux fenêtres de la chapelle sont en plein-cintre, avec un épais remplage et un large meneau.

Le chevet droit, de même époque que la chapelle, est percé d'une large baie de style gothique flamboyant. La baie et les fenêtres de la chapelle partagent le même style de meneau et le même ébrasement.

La nef, reconstruite en 1827 dans un style néo-gothique, est couverte d'une voûte à croisées d'ogives. Les nervures, en plâtre et briques avec faux joints peints, sont postérieures à la voûte (1892), en parfaite harmonie avec les nervures de la chapelle des Goix. Elles composent les arcs doubleaux (séparation des travées), les arcs formerets (à la jonction de la voûte et du mur), et les ogives ou arcs diagonaux.

Les dix piliers engagés, qui supportent la charge de la voûte, reposent sur une base plus large et sont couronnés de chapiteaux toscans.

La fenêtre à la gauche du chœur fait face à une fenêtre de la chapelle, plus vieille de 200 ans. Elle lui ressemble fortement, mais le profil de son meneau et son ébrasement sont des copies simplifiées. Les six autres fenêtres qui éclairent la nef sont de forme simple, en plein cintre sans meneau ni remplage.

Plan d'accès

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Galerie photos

Voir aussi