Eglise d'Annoux

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Église d'Annoux
Présentation
Paroisse Paroisses de Notre-Dame de Montréal
Ville Annoux
Visitée le Journée d'étude du 16 novembre 2013
Architecture
Type d'édifice église
Début de la construction
Fin des travaux
Style(s) dominant(s)
Commentaires
Localisation{{#display_point:

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Eglise ouverte pour les : Journées du patrimoine 2014.

Historique

Il a du certainement exister dès le XIVème siècle une première église. On lit dans un très vieux manuscrit de la Bibliothèque d'AVALLON que "la Cure d'ANNOT (Bailliage d'AVALLON, Généralité et Election, Grenier à sel de NOYERS) par suite Canton de l'ISLE SUR SEREIN et Arrondissement d'AVALLON, avec CHASTEAU GIRARD, sa succursale, est en la pleine disposition de, autrefois "MERE EGLISE", du Diocèse de LANGRES (maintenant de SENS), de l'Archidiaconé de TONNERRE et du Doyenné de MOUTIERS SAINT JEAN, avec Patron la Nativité de SAINT JEAN BASTISTE, au 24 juin". Le curé d'ANNOUX estpour sa part mentionné en 1356, aux Comptes d'AUXOIS, B 2748, Archives de la Côte d'Or.


Pierre de Fondation de l'église d'Annoux, à gauche de l'autel de St Jean-Baptiste

Les origines de l’église actuelle (XVIIe s.)

De faible intérêt archéologique, l’église actuelle d’Annoux a été bâtie en plusieurs étapes.

De l’entrée à l’autel de Saint Jean-Baptiste, Patron de la paroisse, le bâti date du XVIIème siècle. Une plaque de fondation classée MH, est encastrée au-dessus de l’un des autels latéraux et porte l’inscription : « le 25 juin 1693 a été posée la première pierre par Guillaume BAUDENET, âgée de 4 ans et le 25 novembre a été bénie l’église ».


Vicissitudes des XVIIIe s et XIXe s.

L’actuelle partie centrale de la nef, qui constituait alors le chœur, date pour sa part du XVIIIème siècle. C’est un siècle marqué par une succession de constats de dégradations et de campagnes de travaux. Vers 1762, une visite de reconnaissance des réparations à faire met en lumière de multiples travaux, dont deux majeurs : 1. Le rehaussement du clocher : « il convient de relever les deux faces depuis leurs fondations et de trente cinq pieds de hauteur depuis les rayes de chaussé des terres. Les deux autres faces seront augmentées depuis ce qu'il faudra de pareille hauteur. L'adjudicataire dressera sur cette élévation deux pignons qui seront élevés de proportion sur l'envasement desdits trente cinq pieds de hauteur l'un du coté du midi et l'autre du nord. » 2. La création d’une sacristie : « Sacristie à faire : Derrière le grand autel où l'on met les ornements, sont très endommagés de pourriture. Ainsi que les vases sacrés ne sont pas en sûreté. Il est donc nécessaire de construire une sacristie derrière le chœur où il y a beaucoup de place inutile, cela se peut faire sans déranger aucune chose, en faisant la porte d'entrée dans le chœur. » Mais ce n’est finalement qu’en 1767 que les travaux sont adjugés à Pierre GOUREAU. Ils sont achevés en 1768.

Le 15 août 1790, sur ordre du Directoire avallonnais, la municipalité procède à l'inventaire des biens de l’église de et de la Fabrique en présence du Curé : le résultat montre une grande pauvreté et que le choeur de l'église est dans le plus mauvais état. Le Curé d'alors, Louis DIEUDONNE, ayant déclaré que pour donner une nouvelle preuve de patriotisme, son intention était de cesser les fonctions du culte catholique, l'Administration du District de MONT SEREIN (l'ISLE SUR SEREIN), demande que soit mis à la disposition du Conseil Exécutif tous les linges, ornements, boiseries et autres effets des églises où le culte n'est pas exercé, pour être conduits au Chef-lieu du Canton.

Par la suite, un nouvel état de l'ouvrage à faire à l'église d'ANNOUX est daté de 1809 : 1) Allonger l'église à partir de dix pieds du pignon qui est au bout de la Nef, de trente pieds en dedans d'œuvre et faire le pavement de même hauteur, largeur et dimensions que les dix pieds susdits. 2) Faire trois ouvertures en pierre de taille de six pieds de haut sur trois de large, cintrées par en haut. Ce supplément susdit sera voûté et couvert de laves neuves, soutenu de quatre ogives de quatre pieds de large sur deux pieds et demi d'épaisseur, couvertes aussi en lave. 3) L'épaisseur des murs sera la même que les dix pieds susdits, ou au moins de trois pieds d'épaisseur, excepté le pignon qui ne sera que de deux pieds d'épaisseur. 4) Il sera fait une Sacristie entre deux ogives du côtés du nord, de six pieds de large et au moins dix pieds de long et voûtée de manière qu'il reste six pieds de haut sous clef ; La porte sera faite en dedans du chœur, hauteur et largeur d'usage et en pierre de taille et éclairée par la croisée de l'ancienne Sacristie qui sera remise. Le clocher sera retenu en lave et le dessous de la croix sera retenu en tôle peinte. 5) La couverture de la Nef sera retenue aussi en lave. Le clocher sera enduit de chaux et sable à pierre apparente. Il sera fourni par la commune sur place : le moellon, la lave et l'arène nécessaires pour la construction susdite. Tout le bois nécessaire soit pour cintre, chafaud, couverture, voûte et généralement tout le bois, sera fournis par ladite commune ; Ladite maçonnerie sera faite en arène et à chaux qui sera fourni par la commune, ainsi que le sable nécessaire pour l'enduit du dedans et du dehors. L'entrepreneur sélectionné est GOUREAU de NOYERS. Des travaux sont mentionnés à l’église et au clocher en 1827, sous la Direction d’Edme Tircuit, architecte avallonnais. Puis, de 1853 à 56, toujours sous la Direction d’Edme Tircuit ont lieu des travaux à l’église, au cimetière et au presbytère, qui donnent lieu à plusieurs modifications importantes telles que la construction de la tourelle d’escalier.

En 1878 a lieu la translation du cimetière sur un terrain donné par M. et Mme de Virieu contre l’obtention d’une concession. L’horloge fut installée en 1893, payée sur le budget de la commune et grâce à un don de M. DAVOUT. Horloge et cloche furent électrifiées en 1967.

C’est enfin en 1899 que l’église prend la physionomie qu’on lui connait désormais, avec l’ajout d’une abside de style néogothique dessinée par M. J. Dapoigny, architecte à Sens, et financée par les deux grandes familles d’Annoux, en la personne de Louis Eléazar d’Avout, son maire, et de M. de Virieu, châtelain. A l’extérieur, entourées d’une grille, sont conservées les pierres tombales des familles BAUDENET et D’AVOUT. Un plan marquant l’emplacement réservé à ces tombes daté du 8 avril 1899 est adressé au maire par l’architecte.

Architecture intérieure et mobilier

L’église Saint Jean-Baptiste se présente, derrière un clocher carré assez élevé, en une nef plein cintre, terminée d'un choeur néogothique.

Un Christ en croix en fonte du XVIIIe s. inscrite MH accueille le visiteur sous le clocher.

Deux groupes sculptés représentant Saint Antoine des Ardents et L’éducation de la Vierge datent du XVIe s. et sont inscrits à l’inventaire des monuments Historiques. Le premier, Saint Antoine le Grand, est né au IIIe s. en Haute-Egypte. Il est identifiable par son iconographie : il porte le tau (bâton se terminant par un T) est accompagné d’un cochon (à l’origine un sanglier diabolique qu’il aurait domestiqué et qui serait devenu son plus fidèle compagnon) et est cerné par les flammes. On évoquait Antoine contre le « mal des Ardents », sorte d’épilepsie engendrée par l’ergot du seigle, mais aussi pour toutes les maladies contagieuses.

Sous l’escalier de la chaire se trouve une pierre tombale, « ci-git Jeanne LAUROULT épouse d’Etienne Guillaume BAUDENET écuyer, Seigneur d’ANNOUX, décédée en 1750 ».

En 1927 a été décidé de remplacer l’autel de bois par la construction, terminée en 1930, d’un Maitre-autel en pierre dure d’ANNOUX, d’inspiration style roman, sur plans et dessins de l’abbé DURAND, ouvrage des tailleurs de pierre de la carrière BRESSON et du sculpteur Paul BRESSON. Cet autel a été consacré le 25 septembre 1935 par Monseigneur FELTIN, Evêque de SENS, en l’honneur de Saint Jean-Baptiste.

Y sont enfermés les Reliques des Saints Martyrs : St Prix et ses compagnons. Saint Prix (parfois orthographié Saint Priest), évêque de Clermont-Ferrand au XVIIe s. et ses compagnons Amarin et Elide furent tués vers 675 près de Volvic. Une partie des reliques du Saint furent transférées à Flavigny en Ozerain.

La croix d’autel, en cuivre argenté, est la dernière pièce inscrite MH.

Le gisant mis en place sous l’autel en 1938 est l’œuvre du sculpteur Raymond GOENEUTTE de l’ISLE SUR SEREIN. Il en va de même pour la nouvelle chaire de pierre, posée le 11 mars 1960, portant sur le panneau central les quatre animaux évangéliques. L’Autel actuel a été taillé par Messieurs Marcel DEMARCH et Michel DA ROLD en 2003.

Les vitraux de l’abside, d’origine, ont été offerts A COMPLETER.

Histoires de cloches

La cloche en place en 1766 était trop petite et les habitants se plaignaient de ne pas l’entendre. Ils demandent son remplacement par une cloche plus importante. La commune y consacre le revenu de la vente d’une coupe de bois. L’Intendant de la Province refuse l’installation d’une nouvelle cloche. M. BAUDENET réclame avec insistance pour obtenir gain de cause; on lui refuse encore. C’est en mai 1770 que l’on passe enfin le marché d’une nouvelle cloche, à laquelle est donné le nom d’Alix. Celle-ci cassée, une seconde cloche sera bénite en 1825. A nouveau en 1858, la cloche cassée (363 kg) est refondue dans un modèle de plus grande taille (600 kg). Son financement, par la Commune, donnera lieu à deux impôts extraordinaires en 1859 et 1861. Enfin, cette cloche a sonné si fort pour l’Armistice de 1918 qu’elle a été fêlée et fut réparée en 1920.

Visite de l'église

Historique

Plan d'accès

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Sources